Nadia Comaneci, la plus grande gymnaste

Nadia Comaneci

Nadia Comaneci

Avec un titre comme celui-ci, l’article a intérêt de tenir ses promesses… Ça ne va pas être très compliqué : Nadia Comaneci est loin d’être une femme ordinaire, et est encore plus loin d’être une gymnaste ordinaire : c’est LA plus grande gymnaste, encore à l’heure actuelle.

Comme toutes les gymnastes, sa carrière de sportive a été précoce puisqu’elle a commencé à s’entraîner à la garderie. Nadia Comaneci rejoint une équipe « expérimentale » à l’âge de 6 ans. Un an plus tard, elle gagne son premier titre, celui de championne junior de Roumanie, et elle bat déjà un record : celui de la plus jeune gagnante ! Jusqu’à ses 13 ans et son passage chez les « seniors », elle gagne tous les titres qu’il est possible de gagner à son âge. Nadia Comaneci enchaîne les notes maximales, même si elle est parfois devancée par celle qui deviendra son adversaire durant les compétitions internationales : la soviétique Nelli Kim.

En arrivant aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976, Nadia Comaneci a déjà le monde à ses pieds. Son enchaînement aux barres asymétriques est d’une telle perfection qu’elle reçoit la note maximale de 10.0. Elle est la première gymnaste à obtenir une telle note aux Jeux Olympiques. Ses deux performances sont tellement époustouflantes de beauté et de maîtrise que même les plus novices (dont je fais partie) auront la chair de poule en la revisionnant… Mais elle ne s’arrête pas là : ce 10.0 est suivi de 6 autres 10.0…

Nadia Comaneci

Nadia Comaneci

En 1977, elle conserve avec panache ses titres européens mais Ceau?escu oblige toute l’équipe à rentrer en Roumanie après un certain nombre de controverses concernant les notes des athlètes roumains… Nadia Comaneci est alors séparée de ses entraîneurs de toujours, le couple Karolyi, comme l’a décrété la Fédération de gymnastique roumaine. C’est une période très difficile pour elle : ses parents divorcent, elle est déracinée, et n’a plus personne pour l’entourer. Ses performances en pâtissent… elle est donc autorisée à retrouver les Karolyi, avec lesquels elle s’entraîne pour ses deuxièmes Jeux Olympiques à Moscou, où elle conserve la plupart de ses médailles d’or.

Après une période d’exil aux États-Unis où elle se retire de la compétition, Nadia Comaneci retourne en Roumanie en 1984 où elle se rend compte que ses moindres faits et gestes sont épiés par le fils du dictateur Ceau?escu, qui l’oblige même à entretenir une relation forcée avec lui. Nadia Comaneci tente de s’enfuir lors des Jeux Olympiques de Los Angeles, en vain. Peu après, elle tente à nouveau de s’enfuir avec d’autres gymnastes, en passant la frontière hongroise : la révolution gronde, en Roumanie. Elle parvient à retourner aux États-Unis, elle s’installe avec Bart Conner, gymnaste américain qu’elle épouse.

Si Nadia Comaneci est aujourd’hui porte-parole pour les Nations Unies et le gouvernement roumain, elle laisse également un héritage incroyable à la gymnastique actuelle…